La Maison d'Âpre-Vent en anglais
Un procès d'héritage qui dure depuis des décennies broie la vie de tous ceux qui s'en approchent, tandis qu'une jeune orpheline et une aristocrate au passé secret voient leurs histoires se rejoindre autour d'un crime.
Le roman alterne régulièrement entre deux voix : un narrateur omniscient qui parle au présent pour peindre la société londonienne avec ironie, et le récit à la première personne d'Esther Summerson, écrit au passé sur un ton intime et mesuré. Cette double mécanique fait passer le lecteur de la satire des tribunaux au roman familial puis à l'enquête policière avec l'arrivée de l'inspecteur Bucket. La langue mêle de longues périodes descriptives très travaillées à des dialogues vifs qui marquent l'origine sociale de chaque personnage. C'est un texte massif de plus de 350 000 mots qui prend son temps pour nouer ses nombreux fils avant de les resserrer dans sa seconde moitié.
Tu aimeras si
- Tu aimes les intrigues à tiroirs où des dizaines de personnages finissent par être reliés.
- Tu t'intéresses aux origines du roman policier anglais et aux secrets de famille.
- Tu apprécies l'alternance entre le portrait social mordant et le récit intime.
- Tu veux te plonger dans l'atmosphère du Londres victorien, de ses tribunaux à ses bas-fonds.
Tu n’aimeras pas si
- Les cent premières pages installent un grand nombre de lieux et de personnages sans dévoiler tout de suite le fil conducteur.
- Le ton modeste et très dévoué d'Esther Summerson dans ses chapitres peut agacer un lecteur d'aujourd'hui.
- Le vocabulaire juridique de la cour de la Chancellerie et les longues descriptions demandent une vraie concentration.
- C'est un livre très long qui ne pardonne pas une lecture trop espacée si tu veux retenir qui est qui.
Quel genre de livre « La Maison d'Âpre-Vent »
Versions de « La Maison d'Âpre-Vent » en anglais : C2
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Vocabulaire par niveau
- A1 63%
- A2 16%
- B1 8%
- B2 6%
- hors dictionnaire 4%
À propos de cette édition Original · C2
This is the C2 edition for very strong readers. It is the complete original text of Bleak House. It was written by Charles Dickens. It was first published in 1853. Its level was measured at C2. Sentences have about eighteen words on average. It has about three hundred fifty six thousand words. You will need about thirty three hours to read it.
About the level
This original text is C2 on the NewGen Books scale (version 1.2), measured from the text itself. On the Flesch–Kincaid formula's US school scale it reads at grade 8. In the CEFR's words, a C2 reader “can read virtually all forms of the written language including classical or colloquial literary and non-literary writings in different genres, appreciating subtle distinctions of style and implicit as well as explicit meaning.”
Un extrait de « La Maison d'Âpre-Vent » en anglais
Un même passage, tel que chaque version l’écrit.
Touche un mot — on affiche sa traduction
Les flèches passent d’un mot à l’autre, Entrée affiche la traduction.Original · C2169 mots
London. Michaelmas term lately over, and the Lord Chancellor sitting in Lincoln’s Inn Hall. Implacable November weather. As much mud in the streets as if the waters had but newly retired from the face of the earth, and it would not be wonderful to meet a Megalosaurus, forty feet long or so, waddling like an elephantine lizard up Holborn Hill. Smoke lowering down from chimney-pots, making a soft black drizzle, with flakes of soot in it as big as full-grown snowflakes—gone into mourning, one might imagine, for the death of the sun. Dogs, undistinguishable in mire. Horses, scarcely better; splashed to their very blinkers. Foot passengers, jostling one another’s umbrellas in a general infection of ill temper, and losing their foothold at street-corners, where tens of thousands of other foot passengers have been slipping and sliding since the day broke (if this day ever broke), adding new deposits to the crust upon crust of mud, sticking at those points tenaciously to the pavement, and accumulating at compound interest.
La langue originale de « La Maison d'Âpre-Vent » et ce qu’il t’apporte
Difficulté de la langue C2
Le texte original est classé au niveau C2 et représente un massif de 354 769 mots pour 15 389 formes de mots distinctes. Même si le socle de base reste très présent (63 % du vocabulaire en A1 et 16 % en A2), 5 % des mots dépassent les 5 000 termes les plus fréquents de l'anglais et 4 % sortent du dictionnaire standard entre noms propres, créations de l'auteur et formes d'époque. La phrase moyenne est de 18,1 mots, mais cette moyenne cache un grand écart entre des répliques très brèves et de longues phrases descriptives ou juridiques.
En pratique: Un grand saut dans l'anglais littéraire du XIXe siècle, réservé dans sa version originale aux lecteurs solides qui veulent apprivoiser la phrase longue de Dickens.
À quoi s’attendre
Comment le lire sans abandonner
- Méfie-toi des faux-amis fréquents dans ce contexte social et judiciaire : « to pretend » veut dire feindre (pas prétendre), « to attend » signifie assister à ou s'occuper de, « actually » veut dire en réalité, et « eventually » signifie finalement.
- Observe l'alternance des temps : les chapitres du narrateur omniscient utilisent le présent (y compris les formes progressives) pour figer le décor, tandis qu'Esther raconte au prétérit et au present perfect, qu'il ne faut pas confondre avec un simple passé composé.
- Ne bloque pas sur l'ordre des mots quand les adjectifs s'accumulent avant le nom ni sur l'usage très dense du génitif (« possessive s ») dans les descriptions de Dickens.
- Si tu lis les dialogues de Jo à haute voix, prononce le mot tel qu'il est écrit pour retrouver le vrai mot anglais en rétablissant mentalement le son « h » expiré qui a sauté et les sons « th » modifiés.
Illustrations for « La Maison d'Âpre-Vent »
5 scenes from « La Maison d'Âpre-Vent », in story order and without the ending.






Sommaire de « La Maison d'Âpre-Vent » · 68 chapitres
- Prefacepage 1
- I: In Chancerypage 3
- II: In Fashionpage 13
- III: A Progresspage 23
- III: A Progress · partie 2page 33
- III: A Progress · partie 3page 43
Tous les 68 chapitresVoir moins
- IV: Telescopic Philanthropypage 52
- IV: Telescopic Philanthropy (suite)page 61
- V: A Morning Adventurepage 70
- V: A Morning Adventure (suite)page 80
- VI: Quite at Homepage 91
- VI: Quite at Home · partie 2page 102
- VI: Quite at Home · partie 3page 112
- VII: The Ghost’s Walkpage 122
- VII: The Ghost’s Walk (suite)page 130
- VIII: Covering a Multitude of Sinspage 138
- VIII: Covering a Multitude of Sins · partie 2page 148
- VIII: Covering a Multitude of Sins · partie 3page 158
- IX: Signs and Tokenspage 168
- IX: Signs and Tokens (suite)page 180
- X: The Law-Writerpage 191
- X: The Law-Writer (suite)page 198
- XI: Our Dear Brotherpage 206
- XI: Our Dear Brother (suite)page 217
- XII: On the Watchpage 227
- XII: On the Watch (suite)page 237
- XIII: Esther’s Narrativepage 247
- XIII: Esther’s Narrative (suite)page 258
- XIV: Deportmentpage 269
- XIV: Deportment · partie 2page 280
- XIV: Deportment · partie 3page 291
- XV: Bell Yardpage 300
- XV: Bell Yard (suite)page 312
- XVI: Tom-All-Alone’spage 323
- XVI: Tom-All-Alone’s (suite)page 330
- XVII: Esther’s Narrativepage 336
- XVII: Esther’s Narrative (suite)page 347
- XVIII: Lady Dedlockpage 357
- XVIII: Lady Dedlock · partie 2page 366
- XVIII: Lady Dedlock · partie 3page 374
- XIX: Moving Onpage 383
- XIX: Moving On (suite)page 392
- XX: A New Lodgerpage 402
- XX: A New Lodger (suite)page 413
- XXI: The Smallweed Familypage 423
- XXI: The Smallweed Family (suite)page 435
- XXII: Mr. Bucketpage 448
- XXII: Mr. Bucket (suite)page 457
- XXIII: Esther’s Narrativepage 467
- XXIII: Esther’s Narrative · partie 2page 476
- XXIII: Esther’s Narrative · partie 3page 485
- XXIV: An Appeal Casepage 493
- XXIV: An Appeal Case · partie 2page 502
- XXIV: An Appeal Case · partie 3page 511
- XXV: Mrs. Snagsby Sees It Allpage 520
- XXV: Mrs. Snagsby Sees It All (suite)page 527
- XXVI: Sharpshooterspage 533
- XXVI: Sharpshooters (suite)page 543
- XXVII: More Old Soldiers Than Onepage 552
- XXVII: More Old Soldiers Than One (suite)page 561
- XXVIII: The Ironmasterpage 570
- XXVIII: The Ironmaster (suite)page 578
- XXIX: The Young Manpage 586
- XXIX: The Young Man (suite)page 593
- XXX: Esther’s Narrativepage 600
- XXX: Esther’s Narrative (suite)page 613
- XXXI: Nurse and Patientpage 624
- XXXI: Nurse and Patient (suite)page 637
- XXXII: The Appointed Timepage 648
- XXXII: The Appointed Time (suite)page 658
- XXXIII: Interloperspage 667
- XXXIII: Interlopers (suite)page 678
- XXXIV: A Turn of the Screwpage 689
- XXXIV: A Turn of the Screw (suite)page 700
- XXXV: Esther’s Narrativepage 712
- XXXV: Esther’s Narrative (suite)page 723
- XXXVI: Chesney Woldpage 734
- XXXVI: Chesney Wold (suite)page 746
- XXXVII: Jarndyce and Jarndycepage 759
- XXXVII: Jarndyce and Jarndyce · partie 2page 768
- XXXVII: Jarndyce and Jarndyce · partie 3page 778
- XXXVIII: A Strugglepage 787
- XXXVIII: A Struggle (suite)page 795
- XXXIX: Attorney and Clientpage 802
- XXXIX: Attorney and Client (suite)page 814
- XL: National and Domesticpage 825
- XL: National and Domestic (suite)page 833
- XLI: In Mr. Tulkinghorn’s Roompage 842
- XLII: In Mr. Tulkinghorn’s Chamberspage 854
- XLIII: Esther’s Narrativepage 864
- XLIII: Esther’s Narrative (suite)page 876
- XLIV: The Letter and the Answerpage 887
- XLV: In Trustpage 899
- XLV: In Trust (suite)page 908
- XLVI: Stop Him!page 918
- XLVI: Stop Him! (suite)page 925
- XLVII: Jo’s Willpage 931
- XLVII: Jo’s Will (suite)page 941
- XLVIII: Closing Inpage 952
- XLVIII: Closing In (suite)page 963
- XLIX: Dutiful Friendshippage 975
- XLIX: Dutiful Friendship (suite)page 985
- L: Esther’s Narrativepage 995
- L: Esther’s Narrative (suite)page 1002
- LI: Enlightenedpage 1010
- LI: Enlightened (suite)page 1018
- LII: Obstinacypage 1026
- LII: Obstinacy (suite)page 1035
- LIII: The Trackpage 1043
- LIII: The Track (suite)page 1051
- LIV: Springing a Minepage 1059
- LIV: Springing a Mine · partie 2page 1070
- LIV: Springing a Mine · partie 3page 1080
- LV: Flightpage 1090
- LV: Flight (suite)page 1102
- LVI: Pursuitpage 1113
- LVII: Esther’s Narrativepage 1125
- LVII: Esther’s Narrative · partie 2page 1134
- LVII: Esther’s Narrative · partie 3page 1144
- LVIII: A Wintry Day and Nightpage 1152
- LVIII: A Wintry Day and Night (suite)page 1163
- LIX: Esther’s Narrativepage 1173
- LIX: Esther’s Narrative (suite)page 1183
- LX: Perspectivepage 1192
- LX: Perspective (suite)page 1202
- LXI: A Discoverypage 1211
- LXI: A Discovery (suite)page 1219
- LXII: Another Discoverypage 1227
- LXII: Another Discovery (suite)page 1233
- LXIII: Steel and Ironpage 1240
- LXIV: Esther’s Narrativepage 1251
- LXIV: Esther’s Narrative (suite)page 1262
- LXV: Beginning the Worldpage 1267
- LXVI: Down in Lincolnshirepage 1278
- LXVII: The Close of Esther’s Narrativepage 1284
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L’histoire de « La Maison d'Âpre-Vent »
Début de l'écriture à Tavistock House
Charles Dickens a commencé à composer le roman fin novembre 1851, immédiatement après avoir emménagé dans sa nouvelle demeure londonienne de Tavistock House.
John Forster, The Life of Charles Dickens
Publication en feuilleton en vingt livraisons mensuelles
Publié par Bradbury and Evans entre mars 1852 et septembre 1853 en dix-neuf fascicules mensuels à un shilling — le dernier numéro étant double —, le feuilleton s'est mieux vendu que David Copperfield, atteignant environ 35 000 exemplaires par numéro.
Bradbury and Evans publishing records
La controverse avec Lewes sur la combustion spontanée
Après la livraison de décembre 1852 dans laquelle le personnage de Krook meurt par combustion humaine spontanée, le critique George Henry Lewes a publiquement attaqué Dickens dans The Leader pour avoir promu des absurdités scientifiques, poussant Dickens à défendre les témoignages historiques du phénomène dans la préface du livre en 1853.
The Leader (December 1852) and the 1853 Preface to Bleak House
Première édition en volume et parallèles réels avec la Cour de la Chancellerie
Publié en un seul volume en septembre 1853 avec une dédicace aux membres de la Guild of Literature and Art, l'ouvrage comprenait une préface qui mentionnait explicitement le véritable litige Jennens v. Jennens (commencé en 1798) pour prouver que sa satire de la Cour de la Chancellerie n'était pas exagérée.
Preface to the first edition of Bleak House (1853)
Swinburne et Ruskin débattent de son lourd tribut de violence
Dans son essai « Fiction, Fair and Foul », le critique John Ruskin a fustigé l'obsession du roman pour la décrépitude urbaine en dénombrant neuf morts distinctes au fil de ses pages, bien qu'Algernon Charles Swinburne et plus tard George Gissing aient défendu la maîtrise structurelle de sa double narration.
John Ruskin, 'Fiction, Fair and Foul' in The Nineteenth Century (1880)
Dans la culture « La Maison d'Âpre-Vent »
10 adaptations et mentions, 1852–2015
Art Les « planches sombres » de Hablot Knight Browne (Phiz)
L'illustrateur Hablot Knight Browne a inauguré l'utilisation de teintes gravées à la machine sur des plaques d'acier pour les dernières livraisons du roman, créant des scènes nocturnes sombres et menaçantes comme « Tom-all-Alone's » qui ont révolutionné l'illustration de livres à l'époque victorienne.
Michael Steig, Dickens and Phiz
Dans la langue Jarndyce contre Jarndyce
L'interminable procès en équité du roman, qui engloutit tout l'héritage, est entré dans le vocabulaire juridique et courant anglais comme le synonyme par excellence de tout litige bureaucratique qui s'éternise jusqu'à ce que les frais de justice dévorent l'intégralité de la succession en jeu.
Oxford English Dictionary
Dans la langue La philanthropie télescopique
Introduite comme titre du chapitre 4 pour satiriser l'obsession de Mme Jellyby pour de lointaines missions africaines pendant que ses propres enfants tombent dans les escaliers par négligence, l'expression reste un terme critique courant pour désigner une charité sélective à longue distance qui ignore la souffrance chez soi.
Oxford English Dictionary
Scène La pièce de théâtre « Jo » de J. P. Burnett
L'actrice Jennie Lee a acquis une renommée internationale en incarnant le tragique balayeur de carrefour Jo sur la scène londonienne et lors de tournées en Australie et en Amérique, transformant un personnage secondaire du roman en l'une des figures de mélodrame les plus populaires de la fin du XIXe siècle.
Allardyce Nicoll, A History of English Drama
Film L'adaptation cinématographique muette de Maurice Elvey
Mettant en vedette Constance Collier dans le rôle de Lady Dedlock, ce long métrage muet britannique se concentrait fortement sur l'intrigue secondaire de chantage aristocratique entre Lady Dedlock et l'avocat Tulkinghorn.
BFI National Archive
Film Un jeu poignant dans « Tense Moments with Great Authors »
Le légendaire comédien du muet Lupino Lane a incarné le balayeur de carrefour affamé Jo dans un court métrage dramatique britannique réalisé par H. B. Parkinson, préservant sur pellicule la tradition théâtrale victorienne du rôle.
BFI National Archive
Série La série en huit épisodes de la BBC avec Diana Rigg et Denholm Elliott
Adaptée par le dramaturge Arthur Hopcraft, cette série télévisée acclamée a remporté plusieurs BAFTA et a été saluée pour avoir su capter la satire institutionnelle mordante du roman et sa vaste galerie de personnages sans perdre son élan narratif.
BAFTA Awards database
Musique « Bleak House » d'Anthony Phillips sur l'album The Meadows of Englewood
L'ancien guitariste de Genesis, Anthony Phillips, a composé des thèmes instrumentaux atmosphériques inspirés de la littérature victorienne et des drames télévisés d'époque, faisant écho au ton brumeux et mélancolique associé au décor de la Chancellerie chez Dickens.
Série La série en quinze épisodes d'Andrew Davies au format feuilleton pour la BBC
Diffusée en épisodes d'une demi-heure deux fois par semaine pour imiter le rythme à suspense des livraisons mensuelles originales de Dickens, cette production récompensée aux Peabody et aux Emmy Awards mettait en vedette Gillian Anderson, Charles Dance et Anna Maxwell Martin.
BBC Programme Index
Jeu Assassin's Creed Syndicate : « Les crimes atroces »
Se déroulant dans le Londres victorien où Charles Dickens apparaît comme un personnage non-joueur, les missions d'enquête du jeu s'inspirent directement des taudis étouffés par le brouillard de Tom-all-Alone's et des procédés policiers pionniers établis par l'inspecteur Bucket.
Questions et réponses sur « La Maison d'Âpre-Vent » en anglais
De quoi parle exactement le procès Jarndyce and Jarndyce ?
Il s'agit d'une bataille autour d'un gros héritage laissé par un ancêtre qui a rédigé plusieurs testaments contradictoires. Avec les décennies, personne ne sait plus vraiment qui a droit à quoi et les frais de justice absorbent peu à peu toute la fortune. Dickens s'en sert pour montrer comment l'ancienne cour de la Chancellerie détruisait la vie des plaignants.
Pourquoi le roman s'appelle Bleak House alors que le propriétaire y est bienveillant ?
La maison porte ce nom à cause de son précédent propriétaire, Tom Jarndyce, qui s'est ruiné le moral et la santé à suivre le procès familial jusqu'au suicide. Quand John Jarndyce en hérite, il garde le nom par habitude tout en faisant de la demeure un foyer accueillant pour ses pupilles. Le titre joue sur le contraste entre la chaleur de cette maison et la froideur du monde juridique qui l'entoure.
Qui est le narrateur des chapitres qui ne sont pas racontés par Esther ?
C'est un narrateur anonyme et omniscient qui n'est aucun des personnages de l'histoire. Il écrit au présent de l'indicatif et survole Londres comme une caméra capable d'entrer aussi bien chez les lords que dans les taudis. Sa voix sèche et ironique fait contrepoids au regard personnel et affectueux d'Esther Summerson.
Est-ce que le procès de Bleak House est inspiré d'une histoire vraie ?
Oui, Dickens s'est appuyé sur plusieurs vraies affaires de la cour de la Chancellerie, principalement le dossier Jennens contre Jennens qui avait commencé en 1798. Il avait aussi fait les frais lui-même de la lenteur de cette cour en poursuivant des éditeurs qui pirataient ses contes de Noël. Les abus décrits dans le livre correspondaient à des procédures bien réelles de l'Angleterre des années 1840 et 1850.
Comment expliquer la mort de Krook par combustion spontanée dans un roman réaliste ?
Dickens croyait sincèrement que la combustion humaine spontanée existait chez les grands buveurs de gin et il a défendu cette thèse dans sa préface contre le critique George Henry Lewes. Dans le roman, cette mort sert aussi d'image à la cour de la Chancellerie qui se consume de l'intérieur sous le poids de ses propres papiers. C'est à la fois une curiosité médicale de l'époque et un symbole politique.
Est-ce que Bleak House est un bon premier Dickens à lire ?
Non, c'est l'un de ses romans les plus vastes et sa double narration déroute souvent ceux qui découvrent l'auteur. Si tu n'as jamais lu Dickens en anglais, il vaut mieux commencer par un texte plus court et linéaire comme Great Expectations ou A Christmas Carol. Viens à Bleak House quand tu as déjà pris le pli de ses phrases et de ses galeries de personnages.
À quel moment l'histoire décolle vraiment si on trouve le début lent ?
Les quinze premiers chapitres prennent le temps de poser séparément le tribunal, la famille Dedlock, le foyer de John Jarndyce et les ruelles pauvres de Londres. Le récit accélère nettement dès que le lien caché entre Lady Dedlock et les papiers copiés par le mystérieux Nemo commence à faire surface. À partir du milieu du livre, l'entrée en scène de l'inspecteur Bucket transforme le roman en véritable enquête criminelle.
Quelle est la meilleure adaptation en série pour s'aider à suivre l'intrigue ?
La mini-série de la BBC diffusée en 2005, écrite par Andrew Davies avec Gillian Anderson et Charles Dance, est la plus fidèle et la plus claire. Son format en quinze épisodes reprend le rythme feuilletonesque de la publication originale tout en gardant la quasi-totalité des sous-intrigues. Elle aide beaucoup à visualiser qui est qui sans trahir la structure du livre.
Est-ce que l'inspecteur Bucket est le premier détective de la littérature ?
Il est l'un des tout premiers inspecteurs de police professionnels du roman anglais, apparu en 1853. Le Dupin d'Edgar Allan Poe existait déjà depuis 1841, mais c'était un amateur solitaire et non un policier de terrain. Dickens a calqué Bucket sur le véritable inspecteur Charles Frederick Field de Scotland Yard, ouvrant la voie au sergent Cuff de Wilkie Collins.
Qui est le personnage de Harold Skimpole dans la vraie vie ?
Dickens s'est inspiré de son contemporain l'essayiste et poète Leigh Hunt pour créer ce faux grand enfant égoïste qui vit aux crochets de ses amis. Le portrait était si reconnaissable par ses manières et ses tics de langage que des proches ont demandé à Dickens d'adoucir certains traits avant la parution. Malgré ces retouches, l'entourage littéraire de Londres a tout de suite compris l'allusion.
En bref sur « La Maison d'Âpre-Vent »
15 champs de données éditoriales et de caractéristiques mesurées du texte. Tout est vérifiable.
- Titre original
- Bleak House · « La Maison d'Âpre-Vent »
- Auteur
- Charles Dickens · 1812–1870
- Première publication
- 1853
- Langue originale
- Anglais
- Genre
- Classiques
- Ambiance
- Sombre
- Thèmes
- Justice · Société · Classes sociales · Famille
- Cadre
- Londres et les campagnes du Lincolnshire et du Hertfordshire, en Angleterre · Milieu du XIXe siècle (années 1850)
- Mots distincts
- 15 389
- Mots par phrase
- 18 mots
- Niveau de l’original
- C2
- Versions
- C2
- Longueur de l’original
- 135 chap. · 354 769 mots
- Temps de lecture
- ~32 h 50 min
- Télécharger
- EPUB
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