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Moby-Dick en anglais

Moby DickHerman Melvillei
originalC2langueAnglais américain · avant la guerre de Sécession · 1851genreClassiquesambianceMorneVengeanceNaturelivre audio

Un jeune marin s'engage sur un baleinier sans savoir que son capitaine utilise le navire et son équipage pour traquer le cachalot blanc qui lui a arraché la jambe.

Le livre s'ouvre sur une vingtaine de chapitres à terre, presque picaresques, avant que le Pequod ne prenne la mer et que le capitaine Achab n'apparaisse vraiment. Une fois au large, le récit alterne constamment entre l'intrigue de la chasse, des chapitres documentaires sur l'anatomie de la baleine ou le découpage du lard, et des scènes rédigées comme des pièces de théâtre avec didascalies et monologues. Cette construction fait que l'action pure s'arrête souvent pendant des dizaines de pages pour laisser place à des essais maritimes ou philosophiques. La langue suit ces changements de forme : elle passe du parler familier des marins de Nouvelle-Angleterre à une prose dense, aux phrases amples inspirées de la Bible du roi Jacques et de Shakespeare.

Tu aimeras si
  • Tu aimes les romans qui prennent le temps d'expliquer un métier manuel dans ses moindres détails techniques
  • Tu cherches à te frotter à une prose américaine du XIXe siècle aux rythmes amples et bibliques
  • Tu apprécies les récits de mer où l'atmosphère et la vie à bord comptent plus que la vitesse de l'action
  • Tu t'intéresses aux personnages gouvernés par une idée fixe et aux questions morales qu'ils soulèvent
Tu n’aimeras pas si
  • L'intrigue s'interrompt sans cesse pour laisser place à de longs chapitres encyclopédiques sur la biologie des cétacés et le matériel de pêche
  • Le capitaine Achab et la baleine blanche n'apparaissent pas avant de nombreuses pages après le début du livre
  • Le vocabulaire nautique et l'archaïsme des tournures du milieu du XIXe siècle demandent de fréquents arrêts de lecture
  • Le ton devient souvent très abstrait et solennel, loin d'un roman d'aventure classique au rythme soutenu

Quel genre de livre « Moby-Dick »


Versions de « Moby-Dick » en anglais : C2

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niveauA1–A2B1–B2C1–C2sans niveaumots uniquesmots par phrasepageslivre audio
C2A1–A272 %B1–B216 %C1–C20 %sans niveau 12 % mots uniques 12 520mots par phrase 22,4pages774livre audioOriginal · Texte de l’auteur · anglais d’avant la guerre de SécessionL’édition de Standard Ebooks suit l’orthographe britannique
Original · Texte de l’auteur · anglais d’avant la guerre de SécessionL’édition de Standard Ebooks suit l’orthographe britanniqueC2A1–A272 %B1–B216 %C1–C20 %sans niveau 12 %mots uniques 12 520par phrase 22,4774pages26heures

Vocabulaire par niveau

  • A1 56%
  • A2 16%
  • B1 9%
  • B2 7%
  • hors dictionnaire 6%

À propos de cette édition Original · C2

This edition is at level C2. At this level you can read almost any text with ease. This is the complete original text of Moby Dick. It was written by Herman Melville. It was first published in 1851. Its measured level is C2. It has 214639 words. Sentences are 24.4 words long on average. Reading it takes about twenty hours.

About the level

This original text is C2 on the NewGen Books scale (version 1.2), measured from the text itself. On the Flesch–Kincaid formula's US school scale it reads at grade 10. In the CEFR's words, a C2 reader “can read virtually all forms of the written language including classical or colloquial literary and non-literary writings in different genres, appreciating subtle distinctions of style and implicit as well as explicit meaning.”


Un extrait de « Moby-Dick » en anglais

Un même passage, tel que chaque version l’écrit.

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Original · C2184 mots

There now is your insular city of the Manhattoes, belted round by wharves as Indian isles by coral reefs—commerce surrounds it with her surf. Right and left, the streets take you waterward. Its extreme downtown is the battery, where that noble mole is washed by waves, and cooled by breezes, which a few hours previous were out of sight of land. Look at the crowds of water-gazers there.

Circumambulate the city of a dreamy Sabbath afternoon. Go from Corlears Hook to Coenties Slip, and from thence, by Whitehall, northward. What do you see?—Posted like silent sentinels all around the town, stand thousands upon thousands of mortal men fixed in ocean reveries. Some leaning against the spiles; some seated upon the pier-heads; some looking over the bulwarks of ships from China; some high aloft in the rigging, as if striving to get a still better seaward peep. But these are all landsmen; of week days pent up in lath and plaster—tied to counters, nailed to benches, clinched to desks. How then is this? Are the green fields gone? What do they here?

Le même passage à différents niveauxContinuer dans la liseuse

La langue originale de « Moby-Dick » et ce qu’il t’apporte

Difficulté de la langue C2

Le texte original est mesuré au niveau C2, et les chiffres expliquent pourquoi : avec 16 945 formes de mots distinctes sur un total d'environ 212 900 mots, le brassage lexical est très élevé. Même si 72 % du vocabulaire appartient aux tranches de base A1 et A2 (56 % + 16 %), 7 % des mots se situent au-delà des 5 000 termes les plus fréquents de la langue anglaise et 6 % sortent carrément des dictionnaires standards, entre termes de marine, mots anciens et créations de l'auteur. Les phrases comptent en moyenne 22,4 mots, mais cette moyenne cache de très longues périodes descriptives et philosophiques qui demandent de garder le fil syntaxique sur plusieurs lignes.

En pratique: Un texte original de niveau C2 réservé aux lecteurs très avancés qui veulent lire Melville dans le texte sans adaptation.

À quoi s’attendre

Anglais américain d'avant la guerre de Sécession. Publié en 1851, ce texte en anglais américain d'avant la guerre de Sécession (Antebellum) mêle une narration philosophique élevée à des exposés techniques sur la chasse à la baleine.
Archaïsmes et formes bibliques. L'archaïsme est modéré et le livre ne contient pas de vers, mais Achab et le narrateur utilisent régulièrement les pronoms bibliques « thou », « thee » et « thy » ainsi que les terminaisons verbales associées.
Parler des harponneurs étrangers. Queequeg et les autres harponneurs non américains s'expriment dans un anglais approximatif à l'accent étranger, qui reste toutefois léger et facile à décoder.
Argot nautique yankee. Les marins américains et les officiers en second emploient un parler familier et maritime de Nouvelle-Angleterre d'intensité légère, chargé du vocabulaire technique du bord.

Comment le lire sans abandonner

  • Ne te laisse pas piéger par l'ordre des mots et l'empilement des adjectifs devant le nom : Melville accumule souvent trois ou quatre qualificatifs avant le substantif, il faut donc lire jusqu'au bout du groupe nominal avant de traduire dans ta tête.
  • Fais attention aux faux amis fréquents dans une narration soutenue du XIXe siècle, comme « actually » (en réalité, et non actuellement), « eventually » (finalement), « to attend » (assister à, s'occuper de) ou « to pretend » (feindre).
  • Repère bien les formes progressives et les participes présents en -ing utilisés en début de proposition pour décrire les manœuvres en mer, ainsi que le génitif saxon (le 's possessif) très courant dans les métaphores de Melville.
  • Si tu lis à voix haute, travaille les sons « th » (très présents avec les pronoms archaïques « thou » et « thee ») et les lettres muettes dans le vocabulaire nautique comme « boatswain » ou « forecastle ».

Sommaire de « Moby-Dick » · 139 chapitres

  1. Dedicationpage 1
  2. Etymology: (Supplied by a Late Consumptive Usher to a Grammar School)page 1
  3. Extracts: (Supplied by a Sub-Sub-Librarian)page 1
  4. I: Loomingspage 14
  5. II: The Carpetbagpage 22
  6. III: The Spouter-Innpage 27
Tous les 139 chapitres
  1. III: The Spouter-Inn (suite)page 38
  2. IV: The Counterpanepage 48
  3. V: Breakfastpage 54
  4. VI: The Streetpage 57
  5. VII: The Chapelpage 60
  6. VIII: The Pulpitpage 63
  7. IX: The Sermonpage 67
  8. IX: The Sermon (suite)page 73
  9. X: A Bosom Friendpage 80
  10. XI: Nightgownpage 85
  11. XII: Biographicalpage 88
  12. XIII: Wheelbarrowpage 91
  13. XIV: Nantucketpage 97
  14. XV: Chowderpage 100
  15. XVI: The Shippage 104
  16. XVI: The Ship (suite)page 115
  17. XVII: The Ramadanpage 124
  18. XVIII: His Markpage 133
  19. XIX: The Prophetpage 137
  20. XX: All Astirpage 142
  21. XXI: Going Aboardpage 145
  22. XXII: Merry Christmaspage 149
  23. XXIII: The Lee Shorepage 155
  24. XXIV: The Advocatepage 156
  25. XXV: Postscriptpage 162
  26. XXVI: Knights and Squirespage 163
  27. XXVII: Knights and Squirespage 168
  28. XXVIII: Ahabpage 174
  29. XXIX: Enter Ahab; To Him, Stubbpage 179
  30. XXX: The Pipepage 183
  31. XXXI: Queen Mabpage 184
  32. XXXII: Cetologypage 187
  33. XXXII: Cetology (suite)page 197
  34. XXXIII: The Specksnyderpage 206
  35. XXXIV: The Cabin-Tablepage 210
  36. XXXV: The Mastheadpage 218
  37. XXXVI: The Quarterdeckpage 227
  38. XXXVII: Sunsetpage 237
  39. XXXVIII: Duskpage 239
  40. XXXIX: First Night-Watchpage 240
  41. XL: Midnight, Forecastlepage 241
  42. XLI: Moby Dickpage 247
  43. XLI: Moby Dick (suite)page 254
  44. XLII: The Whiteness of the Whalepage 260
  45. XLIII: Hark!page 274
  46. XLIV: The Chartpage 275
  47. XLV: The Affidavitpage 282
  48. XLVI: Surmisespage 295
  49. XLVII: The Mat-Makerpage 299
  50. XLVIII: The First Loweringpage 302
  51. XLVIII: The First Lowering (suite)page 309
  52. XLIX: The Hyenapage 316
  53. L: Ahab’s Boat and Crew. Fedallahpage 319
  54. LI: The Spirit-Spoutpage 323
  55. LII: The Albatrosspage 328
  56. LIII: The Gampage 331
  57. LIV: The Town-Ho ’s Storypage 337
  58. LIV: The Town-Ho ’s Story · partie 2page 346
  59. LIV: The Town-Ho ’s Story · partie 3page 356
  60. LV: Of the Monstrous Pictures of Whalespage 366
  61. LVI: Of the Less Erroneous Pictures of Whales, and the True Pictures of Whaling Scenespage 373
  62. LVII: Of Whales in Paint; in Teeth; in Wood; in Sheet-Iron; in Stone; in Mountains; in Starspage 377
  63. LVIII: Britpage 381
  64. LIX: Squidpage 384
  65. LX: The Linepage 388
  66. LXI: Stubb Kills a Whalepage 393
  67. LXII: The Dartpage 400
  68. LXIII: The Crotchpage 402
  69. LXIV: Stubb’s Supperpage 404
  70. LXV: The Whale as a Dishpage 415
  71. LXVI: The Shark Massacrepage 418
  72. LXVII: Cutting Inpage 420
  73. LXVIII: The Blanketpage 423
  74. LXIX: The Funeralpage 427
  75. LXX: The Sphynxpage 429
  76. LXXI: The Jeroboam ’s Storypage 432
  77. LXXII: The Monkey-Ropepage 440
  78. LXXIII: Stubb and Flask Kill a Right Whale; and Then Have a Talk Over Himpage 446
  79. LXXIV: The Sperm Whale’s Head—Contrasted Viewpage 454
  80. LXXV: The Right Whale’s Head—Contrasted Viewpage 460
  81. LXXVI: The Battering-Rampage 464
  82. LXXVII: The Great Heidelburgh Tunpage 468
  83. LXXVIII: Cistern and Bucketspage 470
  84. LXXIX: The Prairiepage 476
  85. LXXX: The Nutpage 479
  86. LXXXI: The Pequod Meets the Virginpage 483
  87. LXXXI: The Pequod Meets the Virgin (suite)page 491
  88. LXXXII: The Honor and Glory of Whalingpage 498
  89. LXXXIII: Jonah Historically Regardedpage 502
  90. LXXXIV: Pitchpolingpage 505
  91. LXXXV: The Fountainpage 508
  92. LXXXVI: The Tailpage 516
  93. LXXXVII: The Grand Armadapage 522
  94. LXXXVII: The Grand Armada (suite)page 531
  95. LXXXVIII: Schools and Schoolmasterspage 540
  96. LXXXIX: Fast-Fish and Loose-Fishpage 544
  97. XC: Heads or Tailspage 549
  98. XCI: The Pequod Meets the Rose-Budpage 553
  99. XCII: Ambergrispage 562
  100. XCIII: The Castawaypage 565
  101. XCIV: A Squeeze of the Handpage 571
  102. XCV: The Cassockpage 576
  103. XCVI: The Try-Workspage 577
  104. XCVII: The Lamppage 584
  105. XCVIII: Stowing Down and Clearing Uppage 585
  106. XCIX: The Doubloonpage 589
  107. C: Leg and Armpage 597
  108. CI: The Decanterpage 607
  109. CII: A Bower in the Arsacidespage 614
  110. CIII: Measurement of the Whale’s Skeletonpage 619
  111. CIV: The Fossil Whalepage 623
  112. CV: Does the Whale’s Magnitude Diminish?—Will He Perish?page 628
  113. CVI: Ahab’s Legpage 633
  114. CVII: The Carpenterpage 637
  115. CVIII: Ahab and the Carpenterpage 641
  116. CIX: Ahab and Starbuck in the Cabinpage 646
  117. CX: Queequeg in His Coffinpage 650
  118. CXI: The Pacificpage 658
  119. CXII: The Blacksmithpage 659
  120. CXIII: The Forgepage 663
  121. CXIV: The Gilderpage 667
  122. CXV: The Pequod Meets the Bachelorpage 669
  123. CXVI: The Dying Whalepage 672
  124. CXVII: The Whale Watchpage 674
  125. CXVIII: The Quadrantpage 676
  126. CXIX: The Candlespage 679
  127. CXX: The Deck Towards the End of the First Night Watchpage 688
  128. CXXI: Midnight.—The Forecastle Bulwarkspage 689
  129. CXXII: Midnight Aloft.—Thunder and Lightningpage 691
  130. CXXIII: The Musketpage 691
  131. CXXIV: The Needlepage 696
  132. CXXV: The Log and Linepage 700
  133. CXXVI: The Life-Buoypage 704
  134. CXXVII: The Deckpage 709
  135. CXXVIII: The Pequod Meets the Rachelpage 712
  136. CXXIX: The Cabinpage 717
  137. CXXX: The Hatpage 719
  138. CXXXI: The Pequod Meets the Delightpage 725
  139. CXXXII: The Symphonypage 727
  140. CXXXIII: The Chase—First Daypage 732
  141. CXXXIII: The Chase—First Day (suite)page 739
  142. CXXXIV: The Chase—Second Daypage 745
  143. CXXXV: The Chase—Third Daypage 757
  144. CXXXV: The Chase—Third Day (suite)page 766
  145. Epiloguepage 774

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L’histoire de « Moby-Dick »

  1. Le naufrage du baleinier Essex

    Un cachalot a défoncé le baleinier de Nantucket, l'Essex dans le Pacifique Sud, une véritable catastrophe maritime qui, associée à la légende d'un féroce cachalot albinos nommé Mocha Dick, a inspiré l'intrigue de Melville.

    Owen Chase's 1821 narrative

  2. La rencontre avec Nathaniel Hawthorne

    À mi-parcours de la rédaction de ce qui avait commencé comme un simple récit de chasse à la baleine, Melville a rencontré son voisin Nathaniel Hawthorne, dont les œuvres de fiction sombres et allégoriques l'ont poussé à réécrire radicalement le manuscrit pour en faire une tragédie philosophique dédiée à Hawthorne.

    Melville's letters to Nathaniel Hawthorne

  3. L'épilogue manquant de l'édition britannique

    Publiée d'abord à Londres en trois volumes sous le titre « The Whale » (« La Baleine »), l'édition britannique a accidentellement omis l'épilogue expliquant comment Ismaël a survécu, laissant les critiques perplexes quant à la façon dont un mort pouvait raconter le livre.

    Richard Bentley & Son first edition

  4. Publication américaine et échec commercial

    Harper & Brothers a publié le texte intégral sous le titre « Moby-Dick; or, The Whale » à New York un mois plus tard, mais des critiques déconcertés et de faibles ventes ont laissé le livre pratiquement oublié au moment de la mort de Melville en 1891.

    Harper & Brothers archive

  5. La renaissance de Melville

    Autour du centenaire de la naissance de Melville, des universitaires menés par Raymond Weaver ont redécouvert le roman, l'élevant rapidement du rang de récit maritime oublié au sommet de la littérature américaine.

    Raymond Weaver, 'Herman Melville: Mariner and Mystic' (1921)


Dans la culture « Moby-Dick »

12 adaptations et mentions, 1851–2015

  1. Dans la langue « Appelez-moi Ismaël »

    La phrase d'ouverture du roman, composée de trois mots en anglais (« Call me Ishmael »), est devenue l'une des répliques les plus reconnaissables de la littérature mondiale, souvent utilisée pour évoquer le sentiment d'être un marginal ou un témoin solitaire.

  2. Dans la langue « Baleine blanche »

    La proie d'Achab est entrée dans le langage courant comme une expression désignant toute quête obsessionnelle et dévorante qui menace de détruire la personne qui la poursuit.

  3. Art Les dessins de Rockwell Kent

    L'artiste américain Rockwell Kent a créé près de trois cents dessins à la plume et à l'encre, sobres et dramatiques, pour une édition de Lakeside Press qui a défini l'imagerie visuelle du livre pour des générations.

  4. Scène « Moby Dick—Rehearsed » d'Orson Welles

    Orson Welles a écrit et mis en scène à Londres une pièce de théâtre minimaliste dans laquelle une troupe shakespearienne du XIXe siècle répète « Le Roi Lear » avant de transformer la scène vide en pont du Pequod.

  5. Film L'adaptation cinématographique de John Huston

    Le réalisateur John Huston et le coscénariste Ray Bradbury ont adapté le roman en un grand film mettant en vedette Gregory Peck dans le rôle d'un capitaine Achab sévère aux allures d'Abraham Lincoln.

  6. Dans la langue Starbucks Coffee

    L'entreprise de café de Seattle a tiré son nom de Starbuck, le second pragmatique et amateur de café du Pequod, après que les fondateurs ont rejeté le nom « Pequod ».

  7. Film « Star Trek II : La Colère de Khan »

    Le méchant Khan Noonien Singh calque directement son obsession pour le capitaine Kirk sur celle d'Achab, conservant un exemplaire du livre de Melville en exil et citant le monologue d'agonie d'Achab dans son dernier souffle.

  8. Art La série « Moby-Dick » de Frank Stella

    L'artiste abstrait Frank Stella a entamé un projet de onze ans créant 266 sculptures massives, estampes et reliefs métalliques, donnant le nom de chacun des 135 chapitres à une œuvre différente du roman.

  9. Série La mini-série télévisée avec Patrick Stewart

    Patrick Stewart a incarné Achab dans une mini-série télévisée en deux parties qui a réalisé de fortes audiences et mettait en scène Gregory Peck dans une apparition remarquée, récompensée par un Golden Globe, dans le rôle du père Mapple.

  10. Musique « Leviathan » de Mastodon

    Le groupe de heavy metal Mastodon a sorti un album-concept salué par la critique et entièrement construit autour du roman, comprenant le single à succès « Blood and Thunder ».

  11. Scène L'opéra « Moby-Dick » de Jake Heggie

    Le compositeur Jake Heggie et le librettiste Gene Scheer ont créé une adaptation sous forme de grand opéra à l'Opéra de Dallas, transformant les monologues d'Achab et le labeur de l'équipage en drame orchestral.

  12. Jeu « Metal Gear Solid V: The Phantom Pain »

    Le jeu d'infiltration de Hideo Kojima sature son histoire de références à Melville, confiant au joueur le rôle d'« Achab » guidé par un patient d'hôpital couvert de bandages nommé « Ismaël » à bord d'un hélicoptère appelé « Pequod ».


Questions et réponses sur « Moby-Dick » en anglais

Est-ce que Moby Dick est inspiré d'une histoire vraie ?

Oui, Melville s'est appuyé sur deux faits réels bien connus des marins de son époque. Le premier est le naufrage du baleinier Essex, coulé en 1820 dans le Pacifique par un grand cachalot qui avait chargé la coque à deux reprises. Le second est la réputation d'un vieux cachalot albinos surnommé Mocha Dick, que les chasseurs croisaient près des côtes chiliennes et qui portait déjà de nombreux harpons plantés dans le dos.

Pourquoi le capitaine Achab veut-il absolument tuer la baleine blanche ?

Il cherche avant tout à se venger du cachalot qui lui a arraché la jambe lors d'un voyage précédent. Mais au fil du récit, Achab projette sur l'animal toute la cruauté, l'indifférence de la nature et le mal qu'il perçoit dans l'univers. Frapper Moby Dick devient pour lui le seul moyen d'affirmer sa volonté d'homme face à un monde qui lui échappe.

Est-ce vrai qu'il n'y a presque pas d'action et que ça parle surtout de découpe de baleines ?

C'est tout à fait vrai : une grande partie du livre fonctionne comme un manuel documentaire et une réflexion philosophique plutôt que comme un récit d'aventure. Melville consacre des chapitres entiers à la classification des cétacés, à la fonte de la graisse, aux cordages ou à la couleur blanche. L'histoire de la traque sert de colonne vertébrale, mais le quotidien du métier de baleinier occupe l'essentiel de l'espace.

Quel chapitre fait abandonner les lecteurs et qu'est-ce qu'il y a après ?

Beaucoup de lecteurs décrochent au chapitre 32 (« Cétologie »), où le narrateur suspend complètement l'histoire pour classer les baleines par tailles comme des formats de livres d'imprimerie. Ceux qui passent ce cap et acceptent ces pauses documentaires trouvent ensuite les grandes scènes dramatiques du gaillard d'arrière, les rencontres en mer avec d'autres navires et la montée en tension jusqu'à la chasse finale.

Est-ce que je peux sauter les chapitres techniques sur la chasse à la baleine ?

Tu peux les parcourir plus vite si le vocabulaire anatomique te bloque, mais les sauter entièrement fait perdre la logique même du livre. Melville cache souvent ses plus belles images et ses réflexions les plus importantes au milieu d'une explication sur une corde de chanvre ou sur la tête d'un cachalot. De plus, comprendre comment fonctionne une baleinière rend les scènes de chasse beaucoup plus claires quand elles arrivent.

La célèbre phrase « Call me Ishmael » est-elle vraiment la première phrase du livre ?

C'est bien la première phrase du chapitre 1, mais elle n'apparaît qu'après une dizaine de pages préliminaires. Avant le début du récit proprement dit, Melville a placé une section sur l'étymologie du mot « whale » dans différentes langues, suivie d'une longue série de citations littéraires, bibliques et historiques rassemblées par un sous-sous-bibliothécaire fictif.

Qui est le vrai personnage principal, Ishmael ou le capitaine Achab ?

Ishmael est le narrateur et le personnage principal du premier quart du livre, tandis qu'Achab devient le centre de gravité dès que le navire est en pleine mer. À mesure que le voyage avance, Ishmael s'efface même comme personnage physique et raconte des scènes auxquelles il n'a pas pu assister, comme les monologues d'Achab seul dans sa cabine.

Quelles sont les différences entre le livre et le film de John Huston avec Gregory Peck ?

Le film de 1956 garde uniquement la trame dramatique de la chasse et supprime tous les chapitres encyclopédiques et philosophiques qui font la particularité du roman. Il resserre aussi l'histoire du début et modifie certains événements en mer pour que le récit tienne dans le format d'un film d'aventure classique de deux heures.

À qui ce livre ne conviendra vraiment pas ?

Il ne te conviendra pas si tu cherches un roman maritime rapide où chaque chapitre fait avancer l'intrigue, ou si tu détestes les digressions qui n'ont pas de lien direct avec l'action. En version originale non adaptée, il découragera aussi les lecteurs qui veulent pratiquer l'anglais contemporain de tous les jours plutôt que de lire une langue littéraire et technique du XIXe siècle.


En bref sur « Moby-Dick »

15 champs de données éditoriales et de caractéristiques mesurées du texte. Tout est vérifiable.

Titre original
Moby Dick · « Moby-Dick »
Auteur
Herman Melville · 1819–1891
Première publication
1851
Langue originale
Anglais
Genre
Classiques · Aventure
Ambiance
Morne
Thèmes
Vengeance · Nature · Ambition · Survie
Cadre
Nantucket, New Bedford et les océans Atlantique, Indien et Pacifique à bord du baleinier Pequod · Milieu du XIXe siècle (années 1840)
Mots distincts
16 945
Mots par phrase
22 mots
Niveau de l’original
C2
Versions
C2
Longueur de l’original
151 chap. · 212 909 mots
Temps de lecture
~19 h 40 min
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EPUB

À propos de l’auteur Herman Melville, « Moby-Dick »

Herman Melville

1819–18911 livre ici

Années de vie
1819–1891
Lieu de naissance
New York City, United States
Lieux de vie
New York City and Pittsfield, Massachusetts
Lieu de décès
New York City, United States
Autres métiers
sailor, customs inspector
Langue d’écriture
English
Livres dans le catalogue
1 livre ici

American novelist and sailor whose years at sea supplied the material for his best-known work, Moby-Dick.

Born in New York City in 1819 to a merchant family. After his father's death, he worked as a clerk and then went to sea as a cabin boy and later a sailor. He deserted a whaling ship in the Pacific and spent time among islanders, experiences that fed his early novels.

His early books, Typee and Omoo, were popular adventure stories. Moby-Dick (1851), based on his whaling experience, was not a success in his lifetime. He continued writing novels, short stories, and poetry, but his reputation declined and he took a job as a customs inspector in New York.

After his death in 1891, his work was largely forgotten until the 1920s, when scholars and readers began to reassess Moby-Dick as a major American novel. His other works, including Billy Budd, were also rediscovered.


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