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Histoires comme ça en anglais

Just So StoriesRudyard Kipling
originalC1.1
?

La décimale situe le livre dans le niveau : C1.0 est le début de C1, C1.9 est presque C2

langueAnglais britannique · édouardien · 1902genreConte de féesambianceDrôleEnfanceNaturelivre audio

Une série de contes malicieux qui expliquent comment, aux débuts du monde, les animaux ont acquis leur apparence actuelle — du nez allongé de l'éléphant à la peau plissée du rhinocéros.

Le recueil rassemble douze histoires indépendantes qui suivent d'abord les transformations des animaux, puis quelques moments fondateurs de l'humanité comme l'invention de l'alphabet, avant de se conclure par un conte sur le roi Salomon. Chaque récit adopte le ton d'un conteur qui s'adresse directement à son jeune auditeur, appelé « Best Beloved ». La langue repose sur un rythme oral très marqué, plein d'allitérations, de listes d'adjectifs et de formules qui reviennent d'une page à l'autre. Un petit poème clôt chaque histoire en reprenant son thème sous un autre angle.

Tu aimeras si
  • Tu aimes les contes d'origine pleins d'humour et d'esprit
  • Tu cherches des histoires courtes et indépendantes à picorer sans devoir suivre une longue intrigue
  • Tu apprécies une prose musicale, pensée pour l'oral et le plaisir des sons
  • Tu veux découvrir la face espiègle et familiale de l'auteur du Livre de la jungle
Tu n’aimeras pas si
  • Le style imite un conteur qui parle à un enfant, avec beaucoup de répétitions voulues qui peuvent lasser
  • Il n'y a pas de fil conducteur ni de personnages récurrents d'un bout à l'autre du livre (à part la petite Taffimai dans deux récits)
  • L'original regorge de mots inventés par Kipling qui ne figurent dans aucun dictionnaire
  • Chaque conte se termine par un poème dont le vocabulaire et la syntaxe sont plus denses que la prose

Quel genre de livre « Histoires comme ça »


Versions de « Histoires comme ça » en anglais : B1

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niveauA1–A2B1–B2C1–C2sans niveaumots uniquesmots par phrasepageslivre audio
C1.1A1–A280 %B1–B213 %C1–C20 %sans niveau 7 % mots uniques 4 340mots par phrase 16,8pages122livre audioOriginal · Texte de l’auteur · anglais édouardien
B1.4A1–A284 %B1–B213 %C1–C20 %sans niveau 3 % mots uniques 3 200mots par phrase 8,2pages126livre audioAdapté · Anglais moderne · orthographe britannique
Original · Texte de l’auteur · anglais édouardienC1.1A1–A280 %B1–B213 %C1–C20 %sans niveau 7 %mots uniques 4 340par phrase 16,8122pages4heures
Adapté · Anglais moderne · orthographe britanniqueB1.4A1–A284 %B1–B213 %C1–C20 %sans niveau 3 %mots uniques 3 200par phrase 8,2126pages~2,5heures
?

La décimale situe le livre dans le niveau : C1.0 est le début de C1, C1.9 est presque C2

Vocabulaire par niveau

  • A1 70%
  • A2 14%
  • B1 7%
  • B2 6%
  • hors dictionnaire 1%

À propos de cette édition B1.4

This edition is at level B1.4. You can read a full book with a little help. You get every event and person and line of talk. Old sentences had 18.9 words on average. New sentences have 8.3 words on average. Hard words at B2 and above fell from 6.2 percent to 2.4 percent. Rare words are in round brackets where they first appear. You can read it in about five hours. NewGen Books adapted this edition with the help of AI.

About the level

This edition is B1.4 on the NewGen Books scale (version 1.2) and the original C1.1; both are measured from the text itself. On the Flesch–Kincaid formula's US school scale the edition reads at grade 2 and the original at grade 7. In the CEFR's words, a B1 reader “can follow the plot of stories, simple novels and comics with a clear linear storyline and high frequency everyday language, given regular use of a dictionary.”

Adaptation 0.3.3 · 21 oct. 2026


Un extrait de « Histoires comme ça » en anglais

Un même passage, tel que chaque version l’écrit.

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Original · C1.1254 mots

In the sea, once upon a time, O my Best Beloved, there was a Whale, and he ate fishes. He ate the starfish and the garfish, and the crab and the dab, and the plaice and the dace, and the skate and his mate, and the mackereel and the pickereel, and the really truly twirly-whirly eel. All the fishes he could find in all the sea he ate with his mouth —so! Till at last there was only one small fish left in all the sea, and he was a small ’Stute Fish, and he swam a little behind the Whale’s right ear, so as to be out of harm’s way. Then the Whale stood up on his tail and said, “I’m hungry.” And the small ’Stute Fish said in a small ’stute voice, “Noble and generous Cetacean, have you ever tasted Man?”

“No,” said the Whale. “What is it like?”

“Nice,” said the small ’Stute Fish. “Nice but nubbly.”

“Then fetch me some,” said the Whale, and he made the sea froth up with his tail.

“One at a time is enough,” said the ’Stute Fish. “If you swim to latitude Fifty North, longitude Forty West (that is magic), you will find, sitting on a raft, in the middle of the sea, with nothing on but a pair of blue canvas breeches, a pair of suspenders (you must not forget the suspenders, Best Beloved), and a jackknife, one shipwrecked Mariner, who, it is only fair to tell you, is a man of infinite-resource-and-sagacity.”

B1.4202 mots

Once upon a time in the sea, O my Best Beloved, a Whale lived. He ate fishes. He ate the star-fish and the long needle-fish. He ate the hard-shell sea-animal and the small flat-fish. He ate the flat-fish with red marks and the small silver fish. He ate the wide flat-fish and his wife. He ate the sea-fish with green lines and the long river-fish. And he ate the really truly round-turning eel (a long thin fish like a snake). He ate all the fishes in all the sea with his mouth—so! At last only one small fish was left in all the sea. He was a small Stute (clever) Fish. He stayed in the water a little behind the Whale’s right ear. So he was safe. Then the Whale stood up on his tail and said, “I’m hungry.” And the small Stute Fish spoke in a small clever voice. “Great and kind Whale, have you ever tasted Man?”

“No,” said the Whale. “What is it like?”

“Nice,” said the small Stute Fish. “Nice, but hard and nubbly (full of hard little lumps).”

“Then bring me some,” said the Whale. And he beat the sea into white bubbles with his tail.

Le même passage à différents niveauxContinuer dans la liseuse

La langue originale de « Histoires comme ça » et ce qu’il t’apporte

Difficulté de la langue C1.1

Le texte original est mesuré au niveau C1.1. Même si 81 % du vocabulaire appartient aux paliers de base A1 et A2 (67 % en A1, 14 % en A2) et que les phrases font en moyenne 16,8 mots, le livre emploie 2 807 formes de mots différentes sur 33 573 mots au total. La difficulté vient des 3 % de mots au-delà des 5 000 les plus fréquents et surtout des 4 % de termes hors dictionnaire : des néologismes forgés par Kipling et des tournures littéraires de 1902. Nos adaptations en B1.8 et B1.4 allègent ces créations lexicales tout en gardant le rythme du conte.

En pratique: Un original en C1.1 exigeant par ses jeux de mots, mais très accessible dès le niveau intermédiaire grâce aux adaptations B1.4 et B1.8.

À quoi s’attendre

Anglais édouardien (en-GB). Publié en 1902, le texte utilise un anglais britannique littéraire de l'époque édouardienne, sans dialecte régional mais avec une touche d'archaïsme léger.
Oralité et répétitions. La prose est construite pour la lecture à voix haute, avec des formules répétées en boucle et des adresses directes à l'auditeur (« O Best Beloved »).
Poèmes de clôture. Une partie du recueil est en vers : chaque histoire s'achève par un court poème rythmé qui résume ou prolonge le conte.

Comment le lire sans abandonner

  • Fais attention à l'ordre des mots : Kipling adore empiler les adjectifs devant le nom (comme la célèbre « great grey-green, greasy Limpopo River »), là où le français les placerait après.
  • Méfie-toi des faux-amis fréquents dans ce type de récit, notamment « to pretend » (faire semblant, et non prétendre) ou « comfortable » (qui décrit souvent un bien-être physique précis plutôt qu'un simple confort général).
  • Ce texte étant écrit pour l'oreille, sers-toi des allitérations pour travailler l'aspiration du « h » et les sons « th », ainsi que les trois prononciations de la terminaison « -ed » dans les verbes au passé.
  • Observe bien le génitif saxon (le « 's » possessif), omniprésent dès les titres des contes (« The Elephant's Child », « The Cat that Walked by Himself »).

Sommaire de « Histoires comme ça » · 12 chapitres

  1. How the Whale Got His Throatpage 1
  2. How the Camel Got His Humppage 6
  3. How the Rhinoceros Got His Skinpage 12
  4. How the Leopard Got His Spotspage 16
  5. The Elephant’s Childpage 25
  6. The Singsong of Old Man Kangaroopage 35
Tous les 12 chapitres
  1. The Beginning of the Armadillospage 41
  2. How the First Letter Was Writtenpage 52
  3. How the First Letter Was Written (suite)page 58
  4. How the Alphabet Was Madepage 65
  5. How the Alphabet Was Made (suite)page 77
  6. The Crab That Played with the Seapage 80
  7. The Crab That Played with the Sea (suite)page 93
  8. The Cat That Walked by Himselfpage 96
  9. The Cat That Walked by Himself (suite)page 103
  10. The Butterfly That Stampedpage 112
  11. The Butterfly That Stamped (suite)page 125

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L’histoire de « Histoires comme ça »

  1. Publié sous le titre Histoires comme ça pour les petits

    Le recueil parut en 1902 chez Macmillan à Londres, accompagné des propres dessins à la plume de Kipling et de ses légendes.

  2. Les propres illustrations de Kipling

    Kipling dessina lui-même les images et rédigea de longues légendes pour les accompagner, de sorte que le livre est destiné à être regardé autant que lu.

  3. Racontées d'abord à la fille de Kipling

    Kipling racontait ces histoires à voix haute à sa jeune fille Josephine, qui insistait pour qu'elles soient répétées au mot près. Elle mourut en 1899, et la lectrice appelée « Mieux-Aimée » (« Best Beloved ») dans les récits lui est généralement associée.

  4. Publication en revue avant le livre

    Plusieurs des contes parurent dans des revues pour enfants, notamment St. Nicholas, avant d'être réunis en recueil.


Dans la culture « Histoires comme ça »

8 adaptations et mentions, 1902–1977

  1. Art Les dessins de Kipling lui-même

    Les dessins de l'auteur représentant la Baleine, le Chameau et le Rhinocéros font partie intégrante de l'œuvre et sont reproduits dans la plupart des éditions.

  2. Film Comment le chameau acquit sa bosse (Chuck Jones)

    L'adaptation télévisée en dessin animé de Chuck Jones, racontée par Orson Welles, a transformé l'un des contes en un court métrage destiné à un large public.

  3. Dans la langue Une « histoire comme ça » (« just-so story »)

    Les scientifiques et les philosophes emploient cette expression pour désigner une explication qui semble élégante et concorde avec les faits mais ne peut être vérifiée, en particulier en biologie de l'évolution.

  4. Dans la langue « L'insatiable curiosité » (« Satiable curtiosity »)

    « L'insatiable curiosité » (« satiable curtiosity ») de L'Enfant d'Éléphant est la formule enfantine employée par Kipling, et la réplique est encore citée à propos d'un enfant qui pose trop de questions.

  5. Dans la langue Le Chat qui s'en va tout seul

    Le chat indépendant qui « s'en allait tout seul, et tous les lieux se valaient pour lui » sert à désigner une personne solitaire qui refuse de se laisser apprivoiser.

  6. Dans la langue Le grand fleuve Limpopo, gris-vert et graisseux

    La phrase de Kipling décrivant le fleuve sur les rives duquel L'Enfant d'Éléphant rencontre le Crocodile compte parmi les plus citées de l'ouvrage.

  7. Dans la langue « Ô Mieux-Aimée » (« O Best Beloved »)

    Cette adresse du conteur à un auditeur unique est devenue une signature du livre et de la tradition de lecture à voix haute qui l'entoure.

  8. Scène Just So (comédie musicale)

    Une comédie musicale de George Stiles et Anthony Drewe inspirée de ces histoires.


Questions et réponses sur « Histoires comme ça » en anglais

Pourquoi ça s'appelle Histoires comme ça (Just So Stories) ?

Le titre vient de la façon dont la fille de Kipling, Josephine, exigeait qu'on lui raconte ses histoires du soir. Il fallait les dire « just so », c'est-à-dire exactement de la même manière, au mot près, sans rien changer d'une fois sur l'autre. Si Kipling modifiait une seule syllabe, l'enfant le corrigeait aussitôt.

Quel est le lien entre Histoires comme ça et Le Livre de la jungle ?

Ce sont deux recueils totalement indépendants écrits par le même auteur, sans personnages communs. Alors que Le Livre de la jungle suit le destin dramatique de Mowgli avec un ton souvent sérieux, Histoires comme ça s'adresse à des enfants plus jeunes avec des contes courts, drôles et sans danger réel. Tu peux lire l'un sans avoir lu l'autre.

Faut-il lire les contes dans l'ordre du livre ?

Non, tu peux les lire dans l'ordre qui te plaît car presque chaque histoire est autonome. La seule exception concerne les deux contes avec la petite Taffimai (« Comment fut écrite la première lettre » et « Comment fut fait le premier alphabet »), où il vaut mieux lire celui sur la lettre avant celui sur l'alphabet. Si tu veux commencer par les plus connus, va directement à « L'Enfant d'éléphant » ou « Le Chat qui s'en allait tout seul ».

Pourquoi l'Enfant d'éléphant a-t-il une longue trompe dans le livre ?

Dans le conte, les éléphants n'avaient au départ qu'un petit nez noir de la taille d'une botte, incapable de ramasser quoi que ce soit. Poussé par son insatiable curiosité, un jeune éléphant part jusqu'au fleuve Limpopo pour demander au crocodile ce qu'il mange au dîner. C'est leur rencontre au bord de l'eau qui va transformer son nez pour toujours.

D'où vient l'histoire du chat indépendant ?

Le conte « Le Chat qui s'en allait tout seul » est le plus célèbre du recueil après celui de l'éléphant. Il raconte comment la Femme apprivoise tour à tour le Chien, le Cheval et la Vache dans sa caverne, tandis que le Chat refuse de perdre sa liberté tout en voulant le lait chaud et la place près du feu. Tout le récit tourne autour du pacte rusé qu'il finit par conclure avec elle.

Qui est le « Best Beloved » à qui parle le narrateur tout le temps ?

« O Best Beloved » (souvent traduit par « Mieux-Aimée » en français) désigne à l'origine Josephine, la fille aînée de Rudyard Kipling. C'est pour elle qu'il a inventé ces histoires à voix haute lors de leurs séjours aux États-Unis et en Afrique du Sud. Josephine est morte d'une pneumonie en 1899 à l'âge de six ans, trois ans avant la publication du livre.

Est-ce que ce sont de vraies légendes africaines ou indiennes ?

Non, Kipling a inventé ces contes lui-même, même s'il s'inspire de la forme traditionnelle des récits d'origine (les contes étiologiques). Les lieux comme le fleuve Limpopo ou le désert de Karoo viennent de ses propres voyages en Afrique du Sud et en Inde. L'esprit, les blagues et les explications absurdes sont entièrement de son cru.

Est-ce que le livre est trop enfantin pour un lecteur adulte ?

Le livre garde sa saveur à l'âge adulte parce que Kipling écrit à deux niveaux : l'histoire d'animaux pour l'enfant, et le jeu constant sur la langue anglaise pour l'adulte qui lit à voix haute. L'humour repose sur l'ironie pince-sans-rire et le détournement du style solennel des mythes. En revanche, si tu cherches une vraie tension dramatique ou de la psychologie, tu risques de t'ennuyer.

Existe-t-il des adaptations en dessin animé de ces histoires ?

Ces contes n'ont jamais fait l'objet d'un grand long-métrage Disney comme Le Livre de la jungle, mais ils ont souvent été adaptés en courts-métrages d'animation. Dès 1936, le réalisateur soviétique Dmitri Babitchenko a adapté « L'Enfant d'éléphant », suivi par plusieurs séries télévisées britanniques et françaises. Ces dessins animés gardent l'intrigue mais perdent souvent les jeux de mots du texte anglais.


En bref sur « Histoires comme ça »

17 champs de données éditoriales et de caractéristiques mesurées du texte. Tout est vérifiable.

Titre original
Just So Stories · « Histoires comme ça »
Auteur
Rudyard Kipling
Première publication
1902
Langue originale
Anglais
Genre
Conte de fées · Animaux · Humour
Ambiance
Drôle
Thèmes
Enfance · Nature · Identité
Cadre
Un monde mythique aux quatre coins de la Terre : savane africaine, désert d'Arabie, plages de la mer Rouge, steppes et forêts primitives · Les débuts mythiques du monde, quand les animaux commençaient tout juste à prendre leur forme actuelle
Mots distincts
2 807
Mots par phrase
17 mots
Niveau de l’original
C1.1
Versions
C1.1, B1.4
Longueur de l’original
14 chap. · 33 573 mots
Temps de lecture
~3 h 10 min
Texte source
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